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Le « coping », ou comment s’adapter à cette période de crise

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Article écrit par Eléonore Czarik et paru sur cerveauetpsycho.fr et dans le n°123 édition juillet-août

Le « coping », ou comment s’adapter à cette période de crise

En situation de perte de contrôle, nous mobilisons des ressources cognitives et émotionnelles qui facilitent l’adaptation. Regroupées sous le terme de coping, ces facultés sont une boîte à outils pour mieux faire face. À condition de savoir comment s’en servir !

La crise sanitaire que nous traversons présente un caractère inédit puisqu’elle nous affecte tous à un niveau aussi personnel que collectif, nous renvoyant à notre vulnérabilité face au danger et faisant peser sur nos têtes une épée de Damoclès. C’est évidemment l’occasion de faire preuve d’humilité et de prendre conscience des illusions de toute puissance de l’homme face à la nature et son environnement, qu’il considère trop souvent comme acquis. Cependant, le constat le plus difficilement supportable est qu’actuellement aucune personne aussi puissante ou experte soit-elle n’a de visibilité à court ou moyen terme sur l’issue de cette situation, et par là sur notre destin individuel et mondial. Des milliards de citoyens à travers le monde, tous dans le même bateau du confinement et du déconfinement annoncé, observent et subissent cette situation avec parfois grande difficulté. Peut-on réfléchir à des propositions concrètes d’adaptation à ce contexte singulier ?

Étape n° 1 : l’angoisse !

À ce titre les psychologues ont semble-t-il un rôle important à jouer pour aider les individus à gérer au mieux les étapes de cette crise qui affecte tout un chacun avec des impacts plus ou moins graves. Praticiens et chercheurs aux spécialités très vastes mais toutefois complémentaires dans la compréhension de la complexité de l’esprit humain, leur champ d’activité ne se restreint pas à une écoute bienveillante de soutien psychologique, ni même seulement d’aide thérapeutique, mais consiste également à penser cette crise inédite qui bouleverse nos vies, avec les dommages collatéraux psychologiques qui ne semblent pas avoir été considérés dans l’urgence de la décision de confinement. Il s’agit également de mettre à la disposition des patients les outils existants dans la gestion de la menace.

En effet, le dispositif exceptionnel de confinement, certes indispensable au contrôle de l’épidémie, donne à beaucoup le sentiment d’être obligé de subir passivement cette situation anxiogène. Il maintient un grand nombre d’individus dans un niveau d’anxiété intense, maintenu à coups d’informations macabres devenues pourtant habituelles sur le décompte des décès quotidiens et son très attendu top 3 des pays les plus touchés (peut-être pour se rassurer en voyant qu’il y a pire ailleurs ?). Les débats sur une inexorable récession économique et faillites en chaîne des entreprises, l’absence de bruits habituels extérieurs, les lieux publics désertés, la diminution de libertés perçues comme acquises, sont autant de sources d’angoisse et de perte de repères affectant des gens qui ne requéraient d’ordinaire pas de soutien psychologique. Pour certains la peur d’être contaminé ou de contaminer d’autres personnes au sein de la cellule familiale engendre des états de stress, de repli préoccupant, notamment chez les enfants facilement perméables au mal-être parental. Une sorte de flottement spatiotemporel et existentiel s’opère chez d’autres et les empêche de fonctionner normalement, sans compter chez d’autres encore l’augmentation du risque de violences conjugales et intrafamiliales. Des manifestations de colère sont également à l’œuvre face aux maladresses et revirements stratégiques des gouvernements, aux pénuries d’équipements médicaux dans la majorité des pays, rendant cette crise encore plus intolérable et créant par là un nid propice à de nouvelles crises sociales. D’autant plus que le sentiment d’incertitude grandissant et incessant créé par cette situation inédite est forcément très anxiogène pour la plupart des individus.

Une épreuve : la perte de contrôle

D’un point de vue psychologique, ces expressions de désarroi sont humaines, et même légitimes ; la peur est un mécanisme adaptatif qui nous alerte en cas de danger, la colère nous informe que nos besoins n’ont pas été satisfaits. Mais lorsque le stress intense devient chronique et que les émotions négatives induites par le contexte mondial menaçant deviennent la nouvelle norme, alors se créent des réactions physiologiques en chaîne qui risquent d’affecter notre rythme circadien, notre système immunitaire, nos relations interpersonnelles et in fine, notre santé mentale. À ce titre, le sentiment de perte de contrôle est certainement un facteur décisif. Les travaux du psychologue américain Martin Seligman, d’abord menés chez l’animal puis adaptés aux comportements humains, ont conduit au concept fondateur de résignation apprise. Selon cette notion, tout sujet qui est confronté à des événements indépendants de son comportement, et qui comprend qu’il n’a aucune prise sur eux est à risque de développer un état dépressif, résultat d’un sentiment d’impuissance généralisé. Dans cette droite ligne, d’autres chercheurs ont mis au jour des effets de l’incontrôlabilité sur une baisse de performances cognitives, ainsi qu’une plus grande vulnérabilité aux maladies, une diminution de l’estime de soi ou encore une augmentation de la sensibilité à la douleur.

Le « coping », ou l’art de s’adapter

Heureusement, il est possible à chacun, à son niveau, d’inverser cette tendance en mettant en place des stratégies d’adaptation au stress ainsi qu’au sentiment de manque de contrôle. En anglais, « faire face », « s’adapter », « surmonter » sont autant de verbes qui peuvent plus ou moins se résumer par un terme : coping. Les recherches en psychologie se sont attachées, depuis une trentaine d’années, à creuser le champ de ces stratégies d’adaptation, aujourd’hui bien connues en psychologie de la santé, et aujourd’hui très utiles à redécouvrir ! C’est en 1984 que deux psychologues à Berkeley, Richard Lazarus et Susan Folkman, définissent le coping comme l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux mis en œuvre par une personne pour gérer des exigences qui excèdent initialement ses ressources.

L’enjeu actuel est de réinterpréter nos vies en faisant le bilan de nos compétences personnelles en rapport avec ce nouveau contexte

Lazarus et Folkman identifient trois types de stratégies : le coping centré sur le problème, qui vise à réduire les exigences de la situation ou à augmenter ses propres ressources pour mieux y faire face ; le coping centré sur l’émotion, qui comprend les tentatives pour réguler les tensions émotionnelles induites par la situation ; et le coping centré sur le soutien social, qui consiste à obtenir la sympathie et l’aide d’autrui. Une stratégie de coping sera considérée comme efficace si elle permet à l’individu de maîtriser la situation stressante ou de diminuer son impact sur son bien-être physique et psychique (ou, idéalement, les deux à la fois). Tout l’enjeu de cette approche est donc d’identifier au préalable les niveaux de stress puis de contrôle perçus par le patient en dressant un inventaire de toutes les ressources dont il dispose (qu’elles soient d’ordre affectives, cognitives, sociales, comportementales…) afin de déterminer les stratégies de coping les plus adaptées…

Diverses stratégies disponibles

Devant une situation dépassant leurs ressources initiales et suscitant un fort sentiment d’incontrôlabilité, certaines personnes vont éprouver le besoin de développer des stratégies dites « proactives », en tentant de se doter d’un meilleur contrôle sur la situation à travers le coping centré sur le problème. Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, ce sera le cas de celles et ceux qui ressentent un besoin d’accroître leurs connaissances sur l’histoire des épidémies et leur résolution depuis le Moyen Âge, ou encore sur la complexité des phénomènes immunologiques, leur apportant une forme de maîtrise sur le sujet par un éclairage nouveau qui recontextualise la crise sanitaire traversée. Certaines personnes, redoutant une menace directe sur le plan professionnel, vont procéder à une évaluation précise du risque de contagion associée à la nature de leur activité, modélisant les risques encourus par chacun, de manière à identifier d’ores et déjà les options organisationnelles les plus ingénieuses pour y faire face. Le coping centré sur le problème est souvent considéré comme le plus efficace à long terme. Mais il est difficile à mettre en œuvre dans la crise actuelle : même si la recherche avance plutôt rapidement on manque encore de beaucoup de données sur le virus et sur la pandémie qui nous permettrait d’agir avec certitude.

Agir sur les faits… ou sur les émotions ?

Autre stratégie de coping, celui centré sur l’émotion serait quant à lui le mieux adapté à court terme, ainsi que pour des événements fortement incontrôlables. Les premières semaines de la période de confinement imposée pendant l’épidémie de coronavirus ont bien montré comment de nombreuses personnes maniaient avec talent l’humour, ou des émotions comme la compassion ou l’attendrissement, dans des vidéos tantôt hilarantes, tantôt émouvantes diffusées sur les réseaux sociaux. Toute tentative visant à restaurer un sentiment de bien-être, que ce soit par le rire ou toute émotion positive fédératrice, permet de dédramatiser quelque peu le contexte anxiogène ambiant. La régulation émotionnelle se fait en partie de manière automatique (la plupart des gens arrivent à « penser à autre chose » après avoir vu les derniers chiffres des morts du coronavirus, que ce soit en discutant avec un ami, en cuisinant ou en travaillant… à condition de ne pas entretenir l’émotion négative en consommant toujours plus de médias anxiogènes). Et en partie de manière volontaire à l’aide de stratégies ciblées : regarder un film comique, éprouver de la gratitude pour le simple fait d’être en bonne santé, ou soumettre ses propres pensées négatives à un examen critique pour en remettre en question le bien-fondé.

La voie du soutien social

Enfin, le coping centré sur le soutien social est utile dans tous les cas, quel que soit le niveau de contrôlabilité de la situation. Certaines personnes y recourent plus facilement que d’autres (nous connaissons tous un parent taciturne ou un ami qui préfère rester dans son coin plutôt que de chercher du soutien ailleurs), et il faut parfois se « prendre en main » pour reconnaître que l’on a besoin d’aide extérieure. Dans ce cas, même à distance, entendre la voix de quelqu’un de compréhensif, qui vous apaise simplement en entendant s’exprimer vos angoisses, fait partie du coping centré sur le soutien social. Celui-ci apporte alors une détente rapide en renforçant les liens psychoaffectifs et les sentiments positifs internes.

Certaines personnes vont éprouver le besoin de développer des stratégies dites « proactives », en tentant de se doter d’un meilleur contrôle sur la situation.

Il n’y a pas de règle générale permettant de savoir quelle stratégie est la meilleure pour un individu donné sachant que l’objectif est de permettre à cet individu de maîtriser la situation stressante ou de diminuer l’impact de cette situation sur son bien-être physique et psychique. Ce qu’il faut garder en tête, est que la qualité des stratégies de coping dépend en partie des antécédents personnels à la fois biologiques, psychologiques et sociaux (un passé dépressif, une santé de fer ou des soucis médicaux, un tempérament anxieux ou optimiste, une situation d’isolement social…) qui vont moduler la perception de la menace, et inévitablement la réponse qui en résulte. Un bilan à distance, réalisé par un professionnel en téléconsultation par exemple, peut alors être utile pour trouver le bon choix de coping.

Attention, « coping » inadapté !

À cet égard, un écueil important à éviter est la mise en place – involontaire, le plus souvent – de formes de coping inadaptées. Pour supporter l’incontrôlable, nous allons parfois chercher des solutions qui semblent certes apporter un apaisement temporaire, mais n’arrangent rien dans le fond et sur le long terme. Ces stratégies inadaptées sont variées ; parmi elles, on compte l’évitement (surtout, ne pas parler du coronavirus), le déni (« c’est une grosse grippe, on en fait tout une affaire mais dans le fond c’est très exagéré »), la pensée magique (« la prière évite de l’attraper »), ou encore la distraction mentale (passer son temps à jouer aux jeux vidéo pour ne pas être atteint par les émotions négatives). À l’inverse des stratégies de coping centrées sur le problème, sur les émotions et sur le soutien social, ces dernières stratégies se caractérisent par une manière désorganisée ou rigide de faire face, et sont généralement associées à de moins bons résultats. D’où l’importance de l’expérience du clinicien, capable d’appréhender le profil de chaque patient pour évaluer la pertinence de tel ou tel type de coping. Mais ensuite si la personne déploie les bons efforts pour réguler son comportement et ses peurs, le pronostic est généralement encourageant… S’il ne manque pas un ingrédient essentiel : le sentiment d’autoefficacité.

L’autoefficacité, une clé du succès

Le concept d’autoefficacité a été exploré pour la première fois par l’américain Albert Bandura, en 1986. Pour ce psychologue cognitiviste, l’autoefficacité désigne « les croyances des individus à propos de leurs capacités à mobiliser la motivation, les ressources cognitives et les comportements nécessaires pour exercer un contrôle sur les événements de la vie. » En clair : si une personne pense pouvoir produire des résultats, elle agira efficacement. Et inversement, si elle se croit peu capable de contrôler certains événements inquiétants, elle se tourmentera, au point de nuire à ses actions et émotions, et risquera alors de s’engager dans des ajustements inefficients, comme la rumination, ou les formes de coping inadaptées citées plus haut, voire la démobilisation ou la fuite. Plusieurs études soulignent l’impact favorable du sentiment d’autoefficacité sur la qualité de vie et la santé de façon générale : ainsi, des patients ayant subi une intervention chirurgicale cardiaque se portent mieux, six mois plus tard, lorsqu’ils ont une bonne appréciation de leur efficacité personnelle. Cette croyance serait aussi un indicateur de la capacité à surmonter des obstacles ou à opérer des changements de mode de vie.

Depuis l’enfance…

Qu’est-ce qui concourt à un bon sentiment d’autoefficacité ? Tout d’abord, sa construction pendant l’enfance. Chez un enfant qui constate que ses efforts paient (il a de bonnes notes à l’école s’il travaille), l’autoefficacité se développe dans de bonnes conditions. Évidemment, si personne ne lui fait de compliments à la maison, c’est plus difficile… Il faut aussi que l’individu se perçoive comme acteur de ce qu’il fait, ce qui ne coule pas toujours de source. Certains vous disent parfois que « c’était de la chance », ou qu’on les a aidés, en dépit d’évidences contraires. Il s’agit ici d’un sentiment voisin, l’agentivité personnelle, qui s’encourage et se construit aussi dans le temps. Les renforcements familiaux, les performances personnelles accomplies au cours de la vie, l’imitation d’individus couronnés de succès, sans compter l’éveil émotionnel associé à ces expériences (faire la fête quand l’occasion le mérite), tout cela échafaude au fil des années le sentiment d’agentivité et celui d’autoefficacité.

Plus tard, les mêmes principes continuent d’opérer : une personne qui a été responsabilisée dans son travail, et qui arrive à connecter les résultats de son action avec les objectifs définis au départ, gagne en sentiment d’autoefficacité. Et puis, il y a les situations exceptionnelles comme une pandémie imposant des changements radicaux de mode de vie, parfois très contraignants, dans un contexte d’incertitude majeure. Comment, dans un contexte de restriction des libertés d’action, se sentir acteur d’un changement possible face à une menace qui remet en question la plupart de nos modes de vie ?

Il semblerait que la crise que nous traversons mêle intimement les dimensions individuelles et collectives d’autoefficacité. Elle incite les individus, à partir d’une situation inédite, à agir sur les conditions qui affectent leur existence, mais l’exercice de ce contrôle peut façonner à la fois le destin personnel des individus comme influencer l’avenir collectif national. Rappelons quelques initiatives déjà à l’œuvre chez de nombreux citoyens décrits comme des « héros du quotidien » du fait d’actes de solidarité, de générosité, et de courage. La création de masques à domicile, les livraisons de repas aux personnels soignants ou de courses à ses voisins, les dons ou la fabrication de matériel médical, sont autant d’exemples d’actions parmi d’autres relevant de compétences individuelles qui influencent favorablement le quotidien de tous.

L’importance d’être un agent

Toutefois, nul besoin d’être un héros pour solliciter ce type de ressources, il convient d’essayer jour après jour par des actions simples (rester en forme, se relaxer, communiquer positivement, rendre service, chercher des solutions ou de l’aide, créer de nouveaux réseaux…) de se maintenir dans un processus proactif qui permet de moduler l’effet néfaste du contexte de crise. Se souvenir de tous les événements de vie difficiles que l’on a déjà traversés constitue un autre moyen d’accéder à ses ressources motivationnelles.

Au cœur de l’adaptation, il y a la notion de compétence. C’est pourquoi tout l’enjeu actuel est d’essayer de réinterpréter nos vies en se repositionnant à la fois par rapport à ce nouveau contexte et par rapport à nos compétences personnelles. En étant la proie de l’ennui et de la déprime chez elle, telle personne peut se souvenir qu’elle a reçu beaucoup d’éloges au lycée à cause de son talent pour le dessin, et retrouver le plaisir de dessiner chez elle. En se rappelant que ses collègues venaient souvent la voir pour lui parler de leurs problèmes, telle autre peut prendre conscience de son talent d’écoute et de soutien social, et rendre service aux autres tout en gagnant un sentiment d’utilité très bénéfique. Tout cela va de pair avec le développement d’un certain optimisme qui repose en grande partie sur la recherche de solutions créatives, par la production d’idées et d’actions à la fois nouvelles et adaptées à leur contexte.

De fait, les initiatives de mobilisation qui fleurissent actuellement sont la preuve que certaines personnes sont capables d’utiliser spontanément des stratégies de coping adaptées et tout à fait inspirantes, qui créent en retour un cercle vertueux bénéfique à la gestion de la crise, incitant à en faire de même ou tout simplement à se sentir plus confiants en l’avenir. Une fois amorcées, ces stratégies créent de nouvelles dynamiques permettant de se sentir partie intégrante d’un processus en constante évolution, comme les chercheurs qui travaillent sur des remèdes, les soignants qui sauvent des vies, ou les agriculteurs qui continuent de nous nourrir. Mais ce qui change, c’est la connaissance que nous avons des mécanismes psychologiques sous-jacents. Nous savons aujourd’hui que la faculté d’adaptation de l’être humain obéit à certaines règles. Nous sommes loin de toutes les connaître, mais en observant les réactions des personnes à travers le cadre conceptuel du coping et de l’autoefficacité, il est possible de repérer les orientations prometteuses et d’éviter celles qui se traduiront par plus de souffrance.

Lire l’article paru le 6 mai 2020 @cerveauetpsycho.fr

neuroplanete2020

Conferences | Neuroplanete

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hypnose

Vendredi 6 et Samedi 7 mars 2019 de 10h00 à 17h45, Centre Universitaire Méditerranéen, 65 Prom. des Anglais, 06000 Nice

Inscription en ligne sur le site billetterie.lepoint.fr

Eléonore Czarik participera à la conférence sur l’hypnose et les pouvoirs méconnus du cerveau vendredi 6 mars à 15h30

 

Les 06 et 07 mars prochain, la ville de Nice accueillera la nouvelle édition de Neuroplanète, le Forum du Point dédié aux extraordinaires pouvoirs du cerveau et aux neurosciences.

Deux journées de conférences se dérouleront au prestigieux Centre Universitaire Méditerranéen de Nice sur la promenade des Anglais. La Ville de Nice et le point vous donnent rendez-vous pour échanger avec les meilleurs spécialistes.

Le programme

VENDREDI 6 MARS

Inauguration de Neuroplanète_ 10h

Avec Christian Estrosi, maire de Nice, président de la métropole Nice Côte d’Azur, et Etienne Gernelle, directeur du Point

Hubert Reeves, un cerveau dans l’univers_10h15

Le célèbre astrophysicien, qui a passé sa vie la tête dans les étoiles, est passionné par le fonctionnement du cerveau et ses infinies capacités. Regards sur l’expliqué et l’inexplicable (aujourd’hui…) d’un humaniste qui a toujours repoussé les frontières de la connaissance sur l’univers.

Avec Hubert Reeves, astrophysicien, auteur

Intelligence artificielle et neurosciences : rencontre du troisième type _11h

Aujourd’hui, les neurosciences aident à construire une intelligence artificielle efficace qui, à son tour, sera capable de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et ses pathologies. Que peut-on en attendre ? Faut-il en avoir peur ? Des experts expliquent la finalité de leurs travaux.

Avec Fabrice Chrétien, professeur de médecine à l’université Paris Descartes, Olivier Guérin, directeur du pôle gérontologique du CHU de Nice, Patricia Reynaud-Bouret, directrice de recherche au sein du laboratoire de Mathématiques J.A. Dieudonné (CNRS/université de Nice Sophia-Antipolis), et David Simplot, directeur de l’Institut 3IA Côte d’Azur

Modérateur : Romain Gonzalez, journaliste au Point

Tout sur le placebo_11h45

Les placebos ne sont pas une panacée mais ils fonctionnent bien, aussi bien que les vrais médicaments, pour traiter certaines affections. Sans effets indésirables. Il existe non seulement des pilules placebo, mais aussi des injections, des interventions chirurgicales factices et des boissons pour obtenir le même résultat. Alors pourquoi est-il interdit aux médecins de les prescrire ? Pour leur éviter de mentir à leurs patients ? Les réponses – décapantes – d’un spécialiste mondial du sujet.

Avec Jeremy Howick, philosophe, chercheur et directeur de l’Oxford Empathy Program de l’université d’Oxford

Modératrice : Anne Jeanblanc, journaliste santé au Point

La thérapie par le rire : exercices pratiques_14h15

Le rire est, bien sûr, le propre de l’homme. Mais c’est aussi – et surtout – une activité extrêmement bénéfique pour la santé. Par exemple, rire fait sécréter des endorphines, ces morphines naturelles qui réduisent la production de l’adrénaline générée par le stress. Cela permet aussi de détendre nos muscles et d’oxygéner notre cerveau. Il faudrait rire 5 à 10 minutes par jour. Notre « tranche de rire » sera plus longue…

Avec Paul Flasse, conférencier, formateur spécialisé en gestion du stress et communication

Maladies psychosomatiques : parle à ma tête, mon corps est malade _14h45

Un important stress, un état d’angoisse chronique ou un accident de vie peuvent-ils, à eux seuls, déclencher une maladie ? Le fait qu’une grande peur se traduise par l’arrivée de coliques n’est-ce pas le plus bel exemple des liens étroits entre le psyché et le soma ? Mais qu’en est-il pour d’autres pathologies comme le psoriasis, l’ulcère, voire le cancer ? La question est régulièrement posée. Nous allons y répondre.

Avec Laurent Misery, chef du service de dermatologie du CHU de Brest, et Thierry Piche, chef du service de gastro-entérologie du CHU de Nice

Modératrice : Anne Jeanblanc, journaliste santé au Point

Tout ce que l’on soigne par hypnose_15h30

Bien loin des spectacles de foire ou des démonstrations à la télé, l’hypnose a de réelles vertus thérapeutiques, reconnues aujourd’hui par les scientifiques. L’Inserm y a même consacré un rapport complet en 2015. Cette technique est utile pour soulager les douleurs chroniques, pour se libérer des addictions et des phobies. Elle a même fait son entrée chez de nombreux dentistes ainsi que dans certains blocs opératoires. Avec succès.

Avec Jean-Pierre Ciebiera, anesthésiste-réanimateur à l’Institut Arnault Tzanck, hypnothérapeute, Eléonore Czarik, psychologue traitée par hypnose, et Bruno Falissard, professeur de santé publique à la faculté de médecine de l’université Paris XI,

Modérateur : Sébastien Bohler, rédacteur en chef de la revue Cerveau & psycho

Chamanisme, bouddhisme et cerveau : ce que dit la science_16h15

Dans le film Un monde plus grand, l’actrice Cécile de France a récemment magnifiquement interprété l’expérience de Corinne Sombrun, une femme initiée au chamanisme. D’éminents neuroscientifiques ont étudié le fonctionnement de son cerveau pendant ses périodes de transe. Auparavant, le moine bouddhiste Matthieu Ricard avait collaboré avec des chercheurs sur les effets de la méditation. Les résultats des travaux les plus significatifs seront présentés.

Avec Jean-Gérard Bloch, rhumatologue, créateur du premier diplôme universitaire « médecine, méditation et neurosciences », Lars Sandved-Smith, chercheur au Neuroscience Research Center (INSERM/CNRS) à Lyon, et Corine Sombrun, ethnomusicienne, spécialiste du chamanisme mongol

Modératrice : Julie Malaure, journaliste au Point

Cyrulnik / Giesbert : résilient toi-même !_17h00

Selon le dictionnaire, la résilience est, d’abord, la valeur caractérisant la résistance au choc d’un métal et, ensuite, la capacité à surmonter les chocs traumatiques. C’est le psychiatre Boris Cyrulnik qui est à l’origine de ce second sens. Il explique comment des blessures de l’âme, des souffrances peuvent se transformer en rage de vivre. Pour Franz-Olivier Giesbert aussi, tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Vivifiant.

Avec Boris Cyrulnik, psychiatre, psychanalyste, éthologue, et Franz-Olivier Giesbert, journaliste, écrivain

Psychopathes, pervers, assassins, quand le cerveau déraille_17h45

Mais qu’ont-ils donc dans la tête ? La question surgit régulièrement quand l’actualité nous livre des histoires de meurtres atroces ou de perversion. Le mot psychopathe est alors en général prononcé. Et pourtant, tous les psychopathes ne sont pas de tueurs en série et la majorité des criminels ne sont pas psychopathes. Les conseils d’un spécialiste pour repérer – et éviter autant que possible – les individus délétères.

Avec Thierry Pham Hoang, professeur de psychopathologie légale à Mons

Modérateur : Sébastien Bohler, rédacteur en chef de la revue Cerveau & psycho

SAMEDI 7 MARS

La méditation, comment vider son cerveau pour écouter son corps_10h30

Notre société nous entraîne en permanence dans le tourbillon de la vie. Elle nous incite à faire, à être toujours plus actifs, en oubliant souvent d’être. Désormais, il semble indispensable de ralentir, de prendre du temps pour soi. La méditation le permet. De plus en plus pratiquée, en France comme dans de nombreux pays, elle a des conséquences très positives non seulement sur le plan psychique mais aussi physiologique. Une expérience à vivre ensemble.

Avec Fulvien Mazzola médecin généraliste, moine zen, Claire Mizzi, psychologue, psychothérapeute, et Jean-Christophe Seznec, psychiatre

Modérateur : Olivier Pérou, journaliste au Point

Hauts potentiels : le cas des cerveaux hors norme_11h30

Etre surdoué n’est pas forcément une chance. Cela peut, au contraire, entraîner une véritable souffrance, en raison d’un mode de fonctionnement atypique, dès le plus jeune âge. Les psychologues reçoivent d’ailleurs de plus en plus de ces personnes à haut potentiel, jeunes ou adultes. Côté enseignants, il est important de tenir compte de ces spécificités. Mais attention à ce qualificatif employé à tort et à travers pour des enfants « simplement » agités !

Avec Jean-Pierre Bellier, inspecteur général de l’Education nationale, Alice Boisserand, auteure d’Extra-normale, et Jeanne Siaud-Facchin, psychologue

Modératrice : Beatrice Parrino, journaliste au Point

Folie et génie vont-ils toujours de pair ?_12h15

Faut-il être porteur d’un ou de plusieurs grains de folie pour être un bon artiste ? Consommer de la drogue, de l’alcool en excès ou d’autres psychotropes booste-t-il la créativité ? C’est à ces questions, et à bien d’autres, que répond le Dr. Blanc. Ce psychiatre aime décrypter les liens entre culture pop et maladie mentale. Il en a même fait un cycle de conférences, puis un livre. Pour mieux comprendre l’envers du décor. Pas toujours rose, pas systématiquement noir.

Avec Jean‑Victor Blanc, médecin psychiatre à l’hôpital Saint Antoine, auteur de Pop & Psy

L’EMDR, ou comment guérir les psychotraumatismes à vue d’œil_14H15

L’eye movement desensitization and reprocessing est une technique basée sur la stimulation sensorielle bi-alternée (droite-gauche). Elle se pratique par des mouvements oculaires – le patient suit les doigts du thérapeute qui passent d’un côté à l’autre devant ses yeux –, accompagnés de stimuli auditifs ou tactiles. Ce qui agit sur un mécanisme neuropsychologique complexe, présent chez chacun de nous et permet de traiter des vécus traumatiques non digérés, à l’origine de divers symptômes.

Avec Cyril Tarquinio, directeur de l’équipe de psychologie de la santé à l’Université de Lorraine, et Anne-Julie Vaillant Ciszewicz, psychologue clinicienne, psychothérapeute EMDR

Modératrice : Julie Malaure, journaliste au Point

Migraine : comment éviter qu’elle « prenne la tête »_15h00 

La migraine n’est pas un banal « mal au crâne ». Les personnes qui en souffrent redoutent toujours la survenue d’une nouvelle crise, de ces douleurs d’un côté de la tête, parfois accompagnées de nausées, de vomissements et qui sont exacerbées par les efforts physiques, le bruit et la lumière. Beaucoup d’informations erronées circulent sur le déclenchement de ces crises et leur traitement. D’où cette mise au point salvatrice.

Avec Michel Lantéri-Minet, chef du département douleur du CHU de Nice, et Françoise Radat, psychiatre spécialiste de la douleur

Modératrice : Beatrice Parrino, journaliste au Point

Bonne oreille, bon oeil, les clés de la vie sociale_15h45

Préserver ses capacités auditives est essentiel au maintien d’un bon équilibre cognitif. L’accès aux soins auditifs, notamment aux prothèses, constitue donc un enjeu de santé publique majeur, en particulier chez les seniors. Santéclair dévoile les résultats d’une enquête exclusive pour mieux comprendre le vécu et les représentations des Français quant à leur parcours de soins en audiologie, ainsi que leurs besoins et attentes pour l’améliorer alors que la réforme du 100% santé est progressivement mise en place.

Avec Frédérick Cosnard, directeur médical de Santéclair

Modératrice : Anne Jeanblanc, journaliste santé au Point

Les rêves et cauchemars vus par les chamanes, les psychanalystes et les neuroscientifiques_16h15 

Le cauchemar n’est qu’un mauvais rêve. Pas de raison de s’inquiéter, même si l’expérience est désagréable (sauf si elle se renouvelle trop souvent…). Elle traduit souvent un état de stress et d’anxiété plus ou moins conscient. Quant aux rêves, les spécialistes estiment leur nombre à plusieurs centaines par nuit et ils prouvent que notre cerveau travaille en permanence pour contribuer à notre bon équilibre psychologique.

Avec Marc Rey, président de l’Institut national du sommeil et de la vigilance

Modératrice : Anne Jeanblanc, journaliste santé au Point

La musique, source et reflet d’émotions_17h

Avec György G. Ráth, directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Nice

Modérateur : Etienne Gernelle, directeur du Point

Le Neurofeedback

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Le Neurofeedback,
ou comment contrôler son cerveau pour traiter des maladies

Serait-il possible, en modifiant son activité cérébrale, de traiter des troubles neurologiques ou psychologiques (hyperactivité, épilepsie…) ? C’est ce que propose le neurofeedback, une technique appelée à se développer tant ses résultats sont prometteurs.

Le concept du neurofeedback est né dans les années 40, après que des chercheurs ont découvert, grâce aux enregistrements réalisés par électroencéphalographie (EEG), qu’il était possible de modifier son activité cérébrale. Beaucoup d’études ont depuis été publiées, principalement aux États-Unis et en Allemagne, pour évaluer cette technique dans des situations concrètes.

Trouver les bonnes fréquences électriques émises par le cerveau
Pour comprendre comment fonctionne le neurofeedback, il faut d’abord savoir que le cerveau émet des signaux électriques qui, selon leur fréquence, peuvent caractériser certains de nos états mentaux. Lorsque, par exemple, nous sommes dans un état calme et détendu, c’est la fréquence dans la bande alpha qui domine ; mais en état de vigilance et de concentration, c’est plutôt la fréquence dans la bande bêta.

Le principe du neurofeedback est d’apprendre, grâce à des exercices visuels ou auditifs, à “brider” certains de ces signaux et à en stimuler d’autres, selon l’effet thérapeutique recherché.

« S’il s’agit d’un trouble du déficit de l’attention ou de l’épilepsie, l’objectif est d’augmenter l’activité cérébrale dans la bande fréquentielle bêta pour accroître la vigilance, dit le Dr Jean-Arthur Micoulaud-Franchi, créateur de l’électroencéphalographie (EEG et du Biofeedback. À l’inverse, dans certains troubles du sommeil ou pour contrôler le stress, c’est la bande fréquentielle alpha qu’il faut amplifier. »

L’intérêt de cette technique est qu’elle repose sur le principe du renforcement positif : « Comme le patient doit chercher ses propres stratégies mentales pour atteindre l’objectif et qu’il “visualise” leur efficacité en temps réel, il réalise qu’il est capable de modifier son activité cérébrale et, ainsi, d’améliorer lui-même sa santé et son bien-être. »

Le déroulement d’une séance de neurofeedback

    • Des électrodes, placées sur le cuir chevelu, enregistrent les signaux électriques émis par le cerveau, qui reflètent certains états mentaux dans lequel on peut se trouver.
    • Ces signaux sont numérisés par un appareil relié soit à un écran d’ordinateur si le programme d’entraînement utilise l’image (par le biais de jeux vidéo le plus souvent), soit à un casque audio s’il s’appuie sur le son (de la musique généralement), soit aux deux.
    • Par un travail mental ou cognitif, le patient doit réussir, en augmentant l’intensité de certains signaux et en en “bridant” d’autres, à faire évoluer en temps réel l’image sur l’écran (par exemple déplacer une montgolfière, assembler les pièces d’un puzzle, accélérer une voiture…) ou le son dans les écouteurs (par exemple faire baisser les aigus ou augmenter les graves d’un opéra).
  • Par essais et erreurs successives, aidé et guidé par un thérapeute formé à ces techniques, le cerveau va finir par trouver les meilleures stratégies mentales lui permettant d’atteindre l’objectif fixé.

Le neurofeedback efficace sur l’hyperactivité et l’épilepsie

De nombreuses études ont validé l’efficacité du neurofeedback comme thérapeutique complémentaire dans le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDHA), au point qu’il a été recommandé par l’Académie américaine de pédiatrie : « Il améliore nettement l’inattention et l’impulsivité, et, dans une moindre mesure, l’agitation », rapporte le Dr Micoulaud-Franchi.

Il donne aussi de bons résultats sur les épilepsies résistantes aux médicaments : « Des études ont montré que cette technique diminuait la fréquence des crises chez deux tiers des patients. »

Le neurofeedback, une piste pour l’insomnie, l’autisme, la dépression…

  • Plus modestes sont les résultats sur l’insomnie : « Mais si on réussit à établir des “profils” d’insomniaques et, pour chacun, savoir quels signaux doivent être renforcés, on pourra affiner la technique et, de là, obtenir peut-être de meilleurs résultats », dit le Dr Olivier Pallanca,psychiatre, spécialiste des pathologies du sommeil et des troubles attentionnels à la Pitié-Salpétrière, à Paris.
  • L’autisme fait aussi l’objet de recherches : « Elles partent du postulat qu’en améliorant l’attention des patients, on pourrait alors améliorer la communication et les interactions sociales. Mais cela reste à démontrer. »
  • D’autres études arrivent à des conclusions prometteuses, qui demandent à être confirmées. Ainsi, en Espagne, une étude préliminaire a montré que la technique avait une action favorable sur certaines fonctions – mémoire de travail, attention, planification, organisation… – chez des personnes atteintes de troubles dépressifs majeurs.
  • En Allemagne, des chercheurs ont noté que le neurofeedback, en augmentant la fréquence séquentielle alpha, était associé à un état de calme, chez des sujets souffrant de stress post-traumatique.

Les applications du neurofeedback encore marginales en France

Contrairement à des pays comme les États-Unis, l’Allemagne ou encore les Pays-Bas où de nombreuses consultations sont déjà ouvertes, la technique n’est encore que timidement proposée en France, notamment dans deux centres hospitaliers universitaires (Pitié-Salpétrière, à Paris, et Sainte-Marguerite, à Marseille) et quelques cabinets de psychologues et psychiatres, rares et difficiles à trouver.

À ne pas confondre toutefois avec les “thérapeutes”, beaucoup plus nombreux, qui utilisent NeurOptimal, une méthode qui se réclame du neurofeedback dynamique mais qui ne répond pas à ses principes : des enregistrements par EEG et un sujet actif, qui fournit un effort mental. Or, cette méthode est présentée comme pouvant soigner de nombreuses pathologies bien souvent sans preuve scientifique à l’appui.

Enfin, une start-up française, myBrain, a mis au point Melomind – longtemps proposé seulement aux entreprises, il est désormais disponible pour les particuliers aux prix de 449 euros –, un casque connecté à un smartphone, qui permet de contrôler son activité cérébrale et de réguler son stress en écoutant de la musique à basses fréquences. Au fur et à mesure que le cerveau se détend, le volume sonore diminue. Cette séance de relaxation dure 15 minutes.

Lire l’article paru le 26 mars 2019 @Santé Magazine

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Le Neurofeedback c’est sérieux

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Neurofeedback à Nice

Illustration Matteo Farinella

Le Neurofeedback c’est sérieux, attention à la désinformation !

Le Biofeedback et le Neurofeedback sont des outils thérapeutiques utilisés dans le cadre clinique et scientifique depuis plus de cinquante ans. Ils permettent d’apprendre à auto-réguler des activités physiologiques liées au retentissement de certains symptômes comme l’inattention, le manque de sommeil, ou encore l’anxiété.

Il ne s’agit en aucun cas d’une pratique « dynamique », « quantique », ou de toute promesse basée sur la pseudo-science, comme se réclame la majorité de praticiens neurofeedback en France, qui décrédibilisent une pratique pourtant bien encadrée dans le monde anglo-saxon et chez nos voisins européens.

Le niveau de preuve de l’efficacité du biofeedback -neurofeedback dans le traitement de l’épilepsie, du TDA/H, des troubles du sommeil, et plus récemment l’application à d’autres pathologies (Troubles du Spectre Autistique, rééducation post AVC et traumatismes crâniens) découle des travaux de scientifiques rigoureux, ayant un matériel validé , agréé pour ces applications cliniques et scientifiques , ainsi que des années de formation impliquant la neurophysiologie, l’électrophysiologie, les sciences de l’apprentissage , la psychophysiologie.

Les apports du biofeedback – neurofeedback se situent au niveau neurophysiologique (développement de la conscience intéroceptive) et comportemental (conditionnement opérant avec renforcements positifs et négatifs).

biofeedback-therapie-nice

Il s’agit donc d’un apprentissage neurocognitif proactif et aucunement passif qui inviterait à se détendre pendant que son cerveau se redynamiserait grâce à des algorithmes secrets que seule une certaine machine permettrait d’apporter. Utilisez ainsi votre sens critique et renseignez-vous sur les formations et compétences réelles de la personne qui prétend proposer du neurofeedback et qui solutionnerait la majorité des symptômes de la plupart des maladies existantes, dont probablement la vôtre !

La prise en charge par biofeedback-neurofeedback doit être personnalisée et cohérente par rapport aux troubles du patient et à son parcours de soin (impliquant une connaissance précise de ces troubles par le praticien), ce n’est pas une méthode magique prête à utiliser et formatée pour tous. Soyez vigilants !

Pour plus d’informations sur le biofeedback-neurofeedback dans le cadre scientifique et clinique :
Eléonore CZARIK Psychologue, Psychothérapeute, Doctorante

journees-mediteranennes-du-tda-h-au-cum-24-25mai

Mediterranean Days of TDAH

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journees-mediteranennes-du-tda-h-au-cum-24-25mai

Colloque « Le TDAH: Présent et Devenir » 24-25 Mai 2019 à Nice, France

Eléonore Czarik interviendra autour du neurofeedback le 25 mai à 11H30

Deux journées de conférences et ateliers qui se dérouleront au prestigieux Centre Universitaire Méditerranéen de Nice sur la promenade des Anglais.
Onze orateurs (Canadien, Américains, Européens et Français) tous reconnus pour leur expertise viendront partager, échanger avec nous leur savoir-faire, savoir-être, pour mieux vivre avec un TDAH.

journees-mediteranennes-du-tda:h-24-et-25 mai

Vendredi 24 et Samedi 25 mai 2019 de 9h00 à 17h,
Centre Universitaire Méditerranéen, 65 Prom. des Anglais, 06000 Nice

Inscription en ligne sur le site https://www.tdahpaca.org jusqu’au 21 mai inclus, puis sur place les 24 et 25 mai

Le programme

eleonore-czarik neuroffedback